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Des pistes de solution

Les changements climatiques sont les conséquences de l’activité humaine dans plusieurs domaines. Il s’agit d’un problème de grande ampleur pour lequel il est difficile de cerner les actions qui peuvent avoir un impact positif. Voici quelques comportements que vous pouvez  adopter afin de faire une différence au quotidien.

En discutant de ce sujet avec votre entourage, vous contribuez à faire de cette question un enjeu occupant la place publique. Puisque les changements climatiques ont des conséquences dramatiques et qu’ils sont causés par nous tous, ils sont souvent comme un « éléphant dans la pièce ». On peut s’abstenir d’en parler par culpabilité, parce qu’on croit qu’on ne peut rien y faire ou simplement parce qu’on refuse d’y croire. Toutefois, c’est en abordant le sujet qu’il est possible de convaincre les sceptiques, mais également de constater que ce problème touche tout le monde et que c’est à nous tous d’y faire face, ensemble.

Vous pourriez être étonnés du nombre de personnes qui se sentent interpellées par ce sujet et qui désirent en parler.

Le transport est responsable d’une grande partie des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le monde. Par exemple, au Québec, ce secteur compte pour près de 34% des émissions totales de GES de la province. En plus des GES, le secteur du transport est responsable d’une grande part des émissions d’autres polluants atmosphériques qui participent à la formation du smog et à la détérioration générale de la qualité de l’air. Cette détérioration de la qualité de l’air augmente et aggrave les cas de maladies respiratoires auprès de la population.

En utilisant le transport collectif, vous contribuez à réduire les émissions de ce secteur et lorsqu’il s’agit de transport actif, vous contribuez en plus à vous maintenir en bonne condition physique.

http://www.ipcc.ch/

http://www.mddep.gouv.qc.ca/changements/ges

Sur l’ensemble de son cycle de vie, une auto électrique cause moins de dommages à l’environnement qu’une auto à essence. Un véhicule électrique émet beaucoup moins de gaz à effet de serre (GES) qu’un véhicule à essence. Cette affirmation reste vraie même si l’on tient compte de tout le cycle de vie d’un véhicule, depuis l’extraction des ressources qui le compose jusqu’à sa mise à la ferraille.

Pour le véhicule électrique, la majorité des impacts environnementaux se produisent à l’étape de la fabrication ; pour le véhicule à combustion interne, ils se produisent à l’étape de l’utilisation, donc tout au long de sa vie utile.

http://www.hydroquebec.com/electrification-transport/voitures-electriques/choix-ecologique.html

Lorsqu’on fait du compostage, les micro-organismes (bactéries et champignons) qui transforment les déchets alimentaires en compost consomment de l’oxygène. Ce faisant, ils génèrent de la chaleur, de la vapeur d’eau et du dioxyde de carbone (CO2), un gaz à effet de serre (GES). En comparaison, dans un site d’enfouissement, la décomposition de la même matière organique se fait sans oxygène. Puisque les matériaux envoyés au site d’enfouissement sont compactés et éventuellement recouverts avec un matériau inerte, les matières organiques enfouies se décomposent sans oxygène en générant un biogaz composé notamment de méthane (CH4). Or, le méthane est considéré comme étant 23 fois plus dangereux que le CO2 pour le réchauffement global.

Le bilan net du compostage est une réduction de l’émission de GES comparativement à l’enfouissement. Le compostage est un mode de traitement avec oxygène et ne produit donc pas de méthane. Les émissions fugitives de méthane associées à l’enfouissement sont donc évitées, ce qui contribue à réduire les GES.

De plus, en envoyant nos matières organiques au compostage plutôt qu’aux ordures, on obtient du compost qui peut enrichir les sols.

https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/municipalites/matieres-organiques/residus-verts/documents-outils-pratiques-planification/bilan-emissions-ges

http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/detecteur-rumeurs/2017/03/02/composter-pour-reduire-gaz-effet-serre-vrai

Actuellement, 22 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) proviennent de l’agriculture, une proportion similaire à celle du secteur industriel. Si l’on considère que la population mondiale augmentera de 40 % d’ici 2050 et si aucune réduction des émissions de GES liées au bétail n’est envisagée, la consommation de viande devra baisser à 90 grammes par jour et par personne pour stabiliser les émissions de ce secteur.

Les gens provenant des pays dits riches devraient ainsi limiter leur consommation de viande à l’équivalent d’un hamburger par jour par personne pour diminuer leur impact sur les changements climatiques.

En consommant plus souvent des sources de protéines alternatives telles que les légumineuses ou du lait de soya, il est possible de réduire la quantité de GES liés à notre consommation.

http://globalhealth.thelancet.com/2015/02/02/healthcare-professionals-reduce-meat-consumption-tackle-climate-change-and-improve-public

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/366647/viande-rechauffement-climat

Présente dans de très nombreux produits alimentaires et cosmétiques, l’huile de palme contribue à la déforestation des régions tropicales, surtout en Asie du Sud-Est. C’est une huile végétale extraite de la pulpe des fruits du palmier à huile.

L’huile de palme sert dans trois secteurs : alimentaire, cosmétique et énergétique. Elle se trouve dans les aliments transformés qui garnissent les rayons de nos supermarchés : les croustilles, les soupes, les tartinades, les biscuits, le lait pour bébé, les sardines en boîte, la mayonnaise, les céréales, le chocolat, le fromage râpé, les pâtes à tarte, les plats préparés, etc.

Afin de défricher des terres et remplacer les arbres par des plantations de palmiers, les exploitants d’huile de palme brûlent de grandes surfaces de forêt tropicale. De 2011 à 2013, ils auraient brûlé près de 6 millions d’hectares de forêt, soit la surface de l’Irlande entière. En plus de détruire les habitats naturels des animaux et de mettre en danger plusieurs espèces, cette déforestation réduit la capacité globale de la Terre à absorber le CO2. Ceci ayant pour conséquence d’accélérer les changements climatiques.

Il est donc préférable de s’abstenir de consommer des produits faits à partir d’huile de palme ou de s’assurer que celle-ci est certifiée durable.

http://www.nationalgeographic.fr/environnement/2014/10/ce-quil-faut-savoir-sur-lhuile-de-palme

https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/deforestation-l-indonesie-passe-devant-le-bresil_14144

Les aliments qu’on retrouve sur nos tablettes d’épicerie ont voyagé en moyenne 2 500 km, alors même que le Québec compte plus de 29 000 fermes. En consommant les produits cultivés près de chez nous et de saison, on réduit les distances parcourues par nos aliments et les impacts négatifs du transport sur l’environnement.

Toutefois, il faut nuancer, car la quantité de gaz à effet de serre (GES) émise par le transport dépend également du mode de transport utilisé : des légumes québécois qui ont traversé toute la province par camion ne sont pas forcément plus écolos que des légumes cultivés de l’autre côté de la frontière, mais arrivés par bateau. L’important pour s’y retrouver est de faire un choix le plus éclairé possible en lisant les étiquettes et en posant des questions aux points de vente lors de vos achats!

Afin de protéger encore plus notre environnement, on peut aussi privilégier les épiceries à proximité et s’y rendre en transport actif. Pour les achats plus importants, planifier ses courses et les regrouper en un seul déplacement permet de réduire encore plus notre empreinte écologique.

Manger des produits locaux et de saison permet d’apprécier vos fruits et légumes préférés lorsqu’ils regorgent des plus belles saveurs. En connaissant le calendrier des récoltes, vous vous donnez les moyens pour repérer sur les tablettes les produits locaux disponibles. Consommer les produits de saison est un choix écologique. Par exemple, produire des tomates du Québec en hiver, même si elles sont locales, est beaucoup plus énergivore que de les cultiver dans nos champs en saison.

http://equiterre.org/solution/pourquoi-manger-local

http://www.journaldemontreal.com/2016/07/30/lachat-local-la-tendance-de-lheure

2degres.org est un organisme qui a pour objectif de sensibiliser et mobiliser la population canadienne face à la menace des changements climatiques.

Je désire être avisé lorsqu’il sera possible de faire un don.

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